Mode responsable

Le vrai coût de la mode

Vous commencez à nous connaître, Blaune fait la grimace à la fast fashion et agit au quotidien pour une mode plus durable et RESPONSABLE !

Nos convictions ne viennent pas de nulle part et prennent leur source de faits et de chiffres alarmants.
Impacts humains et environnementaux… Blaune fait le point pour vous sur le véritable coût de la mode.

Fast fashion et droits de l'Homme ne font pas bon ménage

Commençons par un petit quizz. Sur un t-shirt vendu 29 euros (HT) et produit en Inde, à votre avis, quel est le montant reversé au travailleur ? 5 euros, 3 euros, 1 euro ? 

Voyons voir…

  • 17 euros reviennent au magasin (qui pourra ainsi payer ses salariés, assurer ses frais de fonctionnement et toucher un bénéfice)
  • 3,61 euros représentent le bénéfice de la marque
  • Encore 3,40 euros pour payer les matières premières
  • 2,19 euros pour le coût des transports
  • 1,20 euros pour les différents intermédiaires
  • 1,15 euros pour les bénéfices de l’usine indienne
  • quelques frais généraux de 27 centimes et nous y sommes enfin…

Les 18 centimes d’euros restants, soit 0,6% du prix de vente du t-shirt, représentent le salaire du travailleur.

Nul besoin de longs calculs pour comprendre que le salaire d’un ouvrier textile ne vole pas très haut. Rémunéré la majeure partie du temps par un salaire minimum ne permettant pas d’avoir un niveau de vie acceptable, il gagnerait l’équivalent de 50 euros par mois s’il vit au Bangladesh ou de 82 euros par mois s’il est Indonésien.

Le rythme effréné de production et les conditions de travail vétustes ne sont désormais plus un scoop. Des catastrophes comme l’effondrement de l’usine du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, avec au compteur 1135 morts et 2500 blessés, ont révélé au monde les conséquences dramatiques de la fast fashion.

Le dernier scandale en date ? Le travail forcé du peuple des Ouïghours en Chine, avec les noms de grandes marques impliquées comme Nike, H&M, Puma, Uniqlo, Gap, Adidas, Lacoste etc.

Et la planète dans tout ça ?

Côté environnement, l’industrie textile n’est pas meilleure élève. Prenons deux cas, celui d’un t-shirt en coton et celui d’un t-shirt en polyester.

Si la première option semble être la plus naturelle, elle est aussi extrêmement gloutonne en pesticides et en eau. Un quart des pesticides utilisés dans le monde serait en effet dédié uniquement à la culture du coton ! En outre, la production d’un seul t-shirt nécessiterait l’usage de 2700 litres d’eau. La culture du coton peut ainsi engendrer de véritables désastres écologiques, comme l’assèchement de la tristement célèbre Mer d’Aral en Ouzbékistan. 

Qu’en est-il de notre t-shirt en polyester ? Avec un tissu à base de pétrole, son empreinte carbone est 2,5 fois plus importante que celle d’un t-shirt en coton. Autre problématique, le rejet de microplastiques à chaque lavage en machine. Chaque année, ce sont près de 500 000 tonnes de microplastiques qui se perdent ainsi dans les océans.

Une fois nos deux t-shirt assemblés, il faut les teindre et assouplir le tissu. Conséquences ? Pollution des cours d’eau, du sol, et substances dangereuses pour la santé humaine retrouvées dans nos vêtements !

Dernière étape, le transport. 87% des textiles et de l’habillement vendus en France sont importés. Nos habits font parfois le tour du monde avant d’arriver dans nos placards ! Entre la production et le transport, l’industrie textile est ainsi responsable de l’émission annuelle de 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre.

On pourrait s’arrêter là, mais ce serait oublier les 4 millions de tonnes de déchets causés par an en Europe à cause du textile. Entre les invendus et les pièces peu portées ou de mauvaise qualité qui pourrissent dans nos placards, la fast fashion est aussi la reine du gaspillage. 80% des textiles jetés terminent leur vie dans une décharge ou dans un incinérateur, tandis que 20% seulement sont réutilisés ou recyclés.

Chez Blaune, on garde le sourire !

Tu as lu l’article jusqu’au bout sans pleurer ni faire de crise d’angoisse ? Tu es convaincu comme nous qu’il est grand temps de faire bouger les choses ?

On termine par une bonne note pour te remettre du baume au cœur : 2 français sur 3 affirment que l’engagement des marques en matière de développement durable est un critère important quand ils achètent un vêtement. Blaune est là pour ça ! Une multitude d’initiatives et de marques engagées voient le jour pour inverser la tendance. La révolution de la slow fashion est en marche.

Christy Simon

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